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campagne 2010/2011 de Christian Louboutin,

Entre deux sessions d’écriture sur des concepts liés à la thérapie, j’ai besoin  de m’évader pour rafraîchir mes idées et nourrir mon écriture. Le web, entre autres ressources, m’y aide par la possibilité infinie qu’il offre d’accéder à des contenus divers. Ma trouvaille du jour, me ramène toutefois avec humour à la thérapie car il s’agit d’une vidéo sur le making-off du dernier livre de Christian Louboutin dans lequel Rossy de Palma évoque l’aspect thérapeutique des talons. “On ne peut pas vivre sans eux, mais avec qu’est-ce que ça fait mal ! Même si ça fait du mal, c’est un truc presque thérapeutique, c’est d’enfer pour le moral ; tu montes sur des Louboutin et le monde a une autre couleur ! “.
Quelle est l’utilité d’un billet sur les talons ici ?  L’idée d’illustrer par l’exemple comment la contrainte/envie (je veux écrire quelque chose sur mon blog) associée au besoin de me distraire (je vais faire un tour sur le web) à la serendipité (tiens Louboutin a sorti un bouquin) à mes réflexes d’ex-journaliste (je vais fouiller un peu plus loin que sur Amazon) et à mon penchant pour la fantaisie (les photos de la campagne 2010/2011, quelles merveilles) m’ont permis d’aboutir à ce billet !

copyright photo : Khuong Nguyen

Recettes booster de peps

Comme vous il m’arrive de saturer, m’endormir, avoir l’impression d’avoir égaré ma joie de vivre ou mon peps… j’ai découvert que parfois  je peux m’ennuyer moi-même. Et je sais aussi en pro de l’accompagnement que “charité bien ordonnée commence par soi-même”. Alors quand la morosité pointe son nez, j’ai mes petites recettes booster de bien-être et procuratrices de bonne humeur. La plus récente découverte c’est le Pick Up Day de Vanina, une journée pour faire le plein de peps, j’ai testé et j’adhère à 100% :  arrivée avec mes sacs bien lourds je suis repartie avec la sensation d’un bouquet de ballons gonflés à l’hélium. Pour info le prochain à lieu le 9 décembre sur un thème que je vous laisse découvrir ! Mon autre astuce booster, je me l’auto-administre puisque c’est en écrivant que je dépose, fais le point et retrouve mon chemin avec en super bonus ma sérénité et ma créativité. Le journal intensif d’Ira Progoff, avec lequel je travaille,  n’en finit pas de me surprendre par la profondeur qu’il permet d’atteindre et les surgissements inattendus et salutaires. Une autre de mes recettes consiste à déguster une très bonne pâtisserie, l’éclair au chocolat de la maison Lenôtre ou le Pleyel de La Maison du Chocolat ont ma préférence. Je ne vais pas m’étendre sur le plaisir de découvrir un nouvel auteur, celui d’arpenter les rayons d’une parapharmacie, ou  de me faire poser un très joli rouge OPI sur les ongles (wocka wockale dernier en date.  J’ai une multitude de recettes que je partage volontiers et j’aime m’inspirer de celles des autres alors vous quelles sont les vôtres ?

copyright photo : inconnu mais qu’il/elle se manifeste je le/la citerais volontiers.

C’est la rentrée dans mon cabinet aussi ; entre autres, les ateliers d’écriture reprennent. Au programme, des idées pour stimuler votre créativité, des jeux pour libérer votre plume, la découverte de ce que votre âme vous chuchote, la mise en route d’un projet d’écriture pour ceux/celles qui le souhaitent… plus tout ce que je garde encore un peu secret, effet de surprise oblige !

Alors si vous avez envie de venir dérouiller votre stylo, agiter votre ciboulot, rire, échanger, imaginer, boire du thé ou du café, gratter les oreilles de mon teckel, et vous offrir une parenthèse créative et ressourçante régulière, deux groupes sont ouverts les jeudi matin.

Toutes les infos sont ici.



Partie courir ce matin, j’ai eu la chance de faire une  partie de cache-cache avec un écureuil, croisé le long d’un arbre. A votre avis qui a gagné ? Nous deux, lui parce qu’il était forcément plus rapide et moi parce que j’ai été si surprise que j’ai recontacté une joie enfantine !  Grâce à cet écureuil, je décide de placer ma semaine sous le signe de la curiosité et de la découverte. Et vous, quelle est la tendance de la semaine ?

La météo est un sujet bateau pour  démarrer une discussion, sauf que là depuis deux semaines, elle occupe beaucoup de place dans beaucoup de discussions. Oui à certains endroits il fait moche, froid, mouillé, oui c’est l’été et c’est sensé être autrement, mais tout de même est-ce qu’on pourrait parler d’autre chose que de la météo ? Quel est le sujet qui vous passionne et dont vous pourriez parler là tout de suite y compris avec quelqu’un que vous rencontrez pour la première fois ? Quelque chose qui vous fasse rêver, sortir de la rumination et vous porte vers autre chose… parce que tout de même notre horizon ne se limite pas à celui du ciel, non ?

Quel sens pour vos vacances ?

Si l’on se réfère à l’étymologie du mot “vacance” il vient du latin vacare = être sans. Mais sans quoi ? Travail, école, devoirs, contraintes… après tout libre à chacun d’inventer sa définition des vacances. Pour moi elles sont avant tout synonymes du temps qui peut s’étirer. Pas de course après la montre (d’ailleurs elle quitte mon poignet dès que je suis arrivée) pas d’obligations si ce ne sont celles dictées par les besoins physiologiques.
J’ai également besoin que soit réunis certains critères indispensables à mes yeux : chaleur, soleil, simplicité, esthétique, confort et silence, du bleu (celui de la mer) et du vert (celui des arbres). Avec le temps, mon sens des vacances a évolué :  longtemps, j’ai eu besoin de “couper” avec mon quotidien, mon job, mes habitudes pour mieux me retrouver. Aujourd’hui, sachant cultiver ces retrouvailles au quotidien, j’éprouve moins ce besoin de rupture que celui de temps pour moi ou de changement de cadre. C’est aussi pour cette raison, que je peux continuer à réfléchir, travailler, écrire et surfer sur le web, sans avoir la sensation que ça se fait au détriment de mes vacances. Je suis curieuse de connaître le sens qu’auront mes vacances dans dix ans. Et vous quel est le sens de vos vacances, sans “quoi” avez-vous besoin d’être ?

“Le silence est l’espace qui enveloppe toute action et toute vie en commun. L’amitié se passe de paroles – elle est la solitude, délivrée de l’angoisse de la solitude.” Dag Hammarsköld
Cette phrase résonne familièrement et me permet de comprendre/sentir un peu mieux l’importance du silence dans ma vie. Récemment une phrase s’est présentée,  seule,  en réponse à une question que je ne me posais pas  mais qui m’habite depuis l’enfance : “je préfère ceux qui se taisent intelligemment à ceux qui babillent bêtement” et le monde est rempli de babillages dont je me demande au fond quelle est l’utilité ? Au bruit que ça produit  je préfère largement le chant des grenouilles au crépuscule.

Si avril a été un peu “mou” du genou, j’étais certaine que mai serait foisonnant. D’ailleurs c’est pareil chaque année : le moi de mai est rythmé par le retour des rosiers qui croulent sous les fleurs, les bouquets sauvages cueillis pour la maison, le Festival de Cannes, les fraises à tous les repas ou quasi, les navets nouveaux ma “it-food” du moment, les soirées qui s’allongent…  J’ai donc décidé que cette année en mai je ferais encore plus ce qui me plaît : dans le désordre ça donne une “retraite” chez moi pour cultiver l’intériorité dont j’ai viscéralement besoin, une conférence pour la NLPNL sur les mots et leur sens le 18 mai, un atelier découverte de l’écriture créative le jeudi 26 mai, la poursuite du travail avec mes supers client(e)s actuels, l’arrivée des nouveaux/elles, la fête des 5 ans d’un endroit magique créé par nos amis, la préparation du prochain petit-dej “Ecrire pour… ” le 7 juin avec Christie, un travail créatif avec Vanina Gallo, la relecture de Femmes qui courent avec les loups (C. Pinkola Estes), The Artist Way (J. Cameron), un stage d’écriture Ira Progoff en juin à Bruxelles pour lequel je me prépare dès à présent… il me semble bien que Mai est placé sous le signe du plaisir et du lien !

Après l’avoir habité si longtemps et avoir gouverné ma vie, un jour j’ai senti physiquement que cette peur pouvait me quitter. Quel soulagement de pouvoir vivre des instants de répit sans avoir mon muscle tout pincé d’anxiété. Ca s’est fait peu à peu, en apprivoisant mon histoire et les croyances qui y étaient associées. J’ai appris à dire oui à cette émotion, à accepter de la ressentir bien qu’inconfortable et il m’est arrivé de la sentir glisser le long de mon corps et s’enfuir sous mes pieds, me permettant ainsi de vivre des instants de félicité. Et comme c’est bon de sentir mon coeur occuper toute sa dimension naturelle, lui qui a tant été ratatiné par la crainte. A la différence des contes de fée ou, il me semble, le bien arrive pour l’éternité, cet état n’est pas permanent mais j’apprends à les cultiver avec la seule force de ma confiance et de ma conscience , et ce sont ces différences qui me font sentir à quel point c’est délicieux quand la peur quitte mon coeur !

photo : j.piot

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